Le corps est manifestement chose fort obscure et on s'égare à écouter les discours qui en parlent. Les cognitivistes en font une machine, le sens commun le confond volontiers avec l'organisme certains psys, lisant Lacan de fort loin et sans lunettes, n'en font qu'une entité imaginaire quand ils font un effort, d'une rallonge symbolique. Lacan ne s'en est pourtant pas contenté puisqu'il y a rajouté un corps réel dont il a définition au fonctionnalisme roboratif : " Un corps est quelque chose qui est fait pour soi-même ". Cette définition saisit le corps dans sa vie même soit ce à quoi il sert, l'habite, sa valeur d'usage. Elle permet de situer de nombreux traits cliniques, comme, les textes recueillis dans ce numéro. Remarquons notamment que ce corps ne se résume évidence inaugurale et observable. Il est aussi et surtout ce que l'analysant a de plus énigmatique de tout ce qu'il va construire, sa jouissance est ce qu'il mettra le plus de temps à cerner corps réel ne parle pas et son abord tempéré est l'un des résultats de l'analyse. Cette jouissance dont il est l'instrument peut faire abondamment parler ceux que la r fie de malades mais sans que la signification de ces discours soit pour autant immédiate possibles en rapport avec ce réel sont aussi diverses que les sujets en cause et les ramer celle de guérison, relève de l'absurde. En outre, que veut dire cette même guérison, jouissance ? En être débarrassé ? Mais alors qu'est-ce qu'une vie sans jouissance ? N'est-ce au sujet de changer sa position ?