Cet ouvrage projette une lumière originale sur le sentiment de dépendance affective, phénomène à la fois universel et vécu de façon particulière au Japon. Du mot amae, indulgence, dérive le verbe amaeru, faire amae, se prévaloir de l’amour ou de l’amitié de quelqu’un: dans le prélangage enfantin, le mot amae renvoie à la notion de sucré. Une multitude de verbes japonais présentent des variations à partir d’amae, ce qui conduit à penser que ce sentiment est au cœur de la vie affective des Japonais.