Une menace plane sur Saint-Jacques-de-la-Rive en cette année 1943. Un camion de l armée sillonne inlassablement le village et les rangs, à la recherche des trois hommes qui ne se sont pas présentés à Nicolet malgré leur avis de mobilisation. Solidaires, les habitants usent de tous les stratagèmes possibles pour protéger les leurs de la conscription qui a été votée par le gouvernement d Adélard Godbout. Même le curé Ménard, d un naturel affable et conciliant, surtout devant l austérité de sa servante Amélie Provost, ne s en laisse pas imposer. Dans le rang Sainte-Marie, les saisons continuent de dicter les différents travaux à effectuer sur la terre. Au quotidien, on se rencontre, sur le parvis de l église ou sur le balcon de l épicerie Pouliot, pour discuter de la lutte prochaine entre les partis de Godbout et de Duplessis. Ces conversations se poursuivent lors des fêtes, qui donnent lieu à de joyeuses réunions de famille. Pourtant, personne n est vraiment à l abri du malheur. Outre les Tremblay, que chaque visite du lieutenant Fortin inquiète, le destin semble encore s acharner sur les Fournier, probablement attiré par la sécheresse du c ur de Gabrielle. Et voilà qu un dangereux rôdeur provoque des émois au village. Du jamais vu. Serait-ce Beau-Casque, le simple d esprit qui intimide Françoise, la fille de Clément et de Cécile Veilleux?