Extrait
Extrait du prologue :
Le voyageur qui arrive de l'ouest peut, une fois rendu à Sainte-Flavie, emprunter la route de la Vallée pour se rendre à Gaspé. Après avoir traversé Mont-Joli, il voit à sa gauche pointer le clocher de l'église de Price et tout près, celui de l'église de Saint-Octave. Puis, il enjambe la rivière Métis qui l'accompagne un bout de chemin jusqu'à Sainte-Angèle. Petit à petit, il grimpe ensuite une succession de vallons sinueux qui le mènent à Saint-Moïse. Quelques milles plus loin, il entrevoit, du haut d'un large plateau qui s'étire à sa droite jusqu'aux monts Notre-Dame, une longue nappe d'eau qui serpente au creux de la vallée dans un vain effort pour contourner la Seigneurie. Mais déjà, il commence à descendre, pour se retrouver à l'extrémité du lac qu'il vient d'apercevoir et qui prend naissance tout de suite à l'est de Sayabec. Cependant, il le perd vite de vue, parce que la route nationale s'obstine à chercher le terrain facile, sans jamais se soucier du paysage. Le voyageur ne verra donc plus le lac qu'à quelques reprises et ne pourra s'y arrêter commodément qu'au belvédère de Val-Brillant.
Le voyageur qui arrive de l'ouest peut, une fois rendu à Sainte-Flavie, emprunter la route de la Vallée pour se rendre à Gaspé. Après avoir traversé Mont-Joli, il voit à sa gauche pointer le clocher de l'église de Price et tout près, celui de l'église de Saint-Octave. Puis, il enjambe la rivière Métis qui l'accompagne un bout de chemin jusqu'à Sainte-Angèle. Petit à petit, il grimpe ensuite une succession de vallons sinueux qui le mènent à Saint-Moïse. Quelques milles plus loin, il entrevoit, du haut d'un large plateau qui s'étire à sa droite jusqu'aux monts Notre-Dame, une longue nappe d'eau qui serpente au creux de la vallée dans un vain effort pour contourner la Seigneurie. Mais déjà, il commence à descendre, pour se retrouver à l'extrémité du lac qu'il vient d'apercevoir et qui prend naissance tout de suite à l'est de Sayabec. Cependant, il le perd vite de vue, parce que la route nationale s'obstine à chercher le terrain facile, sans jamais se soucier du paysage. Le voyageur ne verra donc plus le lac qu'à quelques reprises et ne pourra s'y arrêter commodément qu'au belvédère de Val-Brillant.