«Famille, je vous hais !» Une maison, au milieu du désert. Dans la maison, tout est près pour un repas de famille parfait. Le casting du repas se dévoile peu à peu: une grand-mère control freak, un oncle lourdaud et sa compagne mutique, une sœur confinée dans sa chambre d’enfance, un père qui se transforme en chien, une mère énervée à la tête énorme et rougeaude, des enfants qui aimeraient tellement être ailleurs… et la caissière du super-marché, allez savoir pourquoi. Autant d’éléments instables dont le mélange explosif ne fait qu’enfler dans une ambiance de plus en plus tendu, entre remarques passives-agressives, blagues foireuses et conflits larvés. Ça va péter ? Bien sûr ! Heureusement, l’inattendu «Service de résolution des litiges» veille au grain et débarque à cheval pour constater la situation et tenter d’apporter un peu de sérénité…
Dans une ambiance western surréaliste, Mia Oberländer s’amuse à décortiquer la mécanique familiale, les rapports de force inhérents et les stéréotypes récurrents. Le tout est absurde, furieusement drôle, souvent imprévisible et illuminé par une forme aussi surprenante que flamboyante.
Mia Oberländer, jeune autrice allemande, avait été révélée en 2022 par Anna et son portrait d’une lignée de femmes «trop grandes»; c’est à la sacro-sainte famille qu’elle s’attaque ici, avec tout autant de mordant, mais dans un style graphique renouvelé et novateur.