Extrait
Introduction :
Il y a l'histoire, la grande, celle consacrée par l'architecture et les ouvrages savants; et puis il y a les histoires, les petites, celles qui se racontaient jadis au coin du feu, celles qui se colportent comme une rumeur, celles qui s'attachent à des lieux plus marqués que d'autres de faits insolites ou inhabituels. A Genève, peut s'entreprendre cette promenade particulière parcourue d'anecdotes et de faits divers. Mais que murmure dans l'ombre Genève l'internationale ? Genève la paresseuse, étendue entre Rhône et Arve, baignée des reflets d'argent du lac ? Genève l'orgueilleuse, arborant son jet d'eau comme un panache ? Genève la cosmopolite, désertée de ses mystères au profit de la multitude ?
Cette Genève, l'indépendante, exilée au bout du bout de la Suisse, semble abandonnée des légendes qui foisonnent alentour. Hormis le recueil de Jean-Claude Mayor, Contes et légendes de Genève, la Cité de Calvin fait figure de parent pauvre, écartée des mille contes et traditions perpétués de génération en génération.
Mais pour cause, car, dit-on, Genève fait l'histoire, non pas les histoires...
Si chaque ville recèle sa part d'ailleurs, son écho du passé, Genève comme les autres dessine à sa manière son propre chemin, à l'abord des grandes voies, là où l'étrange se revisite à chaque ruelle.
Eternelle dame à la croisée de l'histoire, mémoire enfouie des anciennes civilisations, en ses lieux s'attardent les mythes et les croyances de tous les peuples qui l'ont traversée, les confidences chuchotées au sein des confréries secrètes, un peu de cette parole cachée qui se raconte. Tous inscrivent Genève au sein de leur trajet initiatique : mégalithes, sacrifices celtes, religions à mystères, templiers, francs-maçons, alchimistes, astrologues, ésotériques.
Alors il y a la ville, il y a son histoire, il y a ses lieux imprégnés de l'aura du passé et de ses interrogations, et puis il y a le promeneur qui fait prendre corps aux légendes par la magie de son regard, cette histoire que chacun s'invente, en creux de son propre parcours, et qui vient enrichir à son tour la définition même du mot mystère.
Il y a l'histoire, la grande, celle consacrée par l'architecture et les ouvrages savants; et puis il y a les histoires, les petites, celles qui se racontaient jadis au coin du feu, celles qui se colportent comme une rumeur, celles qui s'attachent à des lieux plus marqués que d'autres de faits insolites ou inhabituels. A Genève, peut s'entreprendre cette promenade particulière parcourue d'anecdotes et de faits divers. Mais que murmure dans l'ombre Genève l'internationale ? Genève la paresseuse, étendue entre Rhône et Arve, baignée des reflets d'argent du lac ? Genève l'orgueilleuse, arborant son jet d'eau comme un panache ? Genève la cosmopolite, désertée de ses mystères au profit de la multitude ?
Cette Genève, l'indépendante, exilée au bout du bout de la Suisse, semble abandonnée des légendes qui foisonnent alentour. Hormis le recueil de Jean-Claude Mayor, Contes et légendes de Genève, la Cité de Calvin fait figure de parent pauvre, écartée des mille contes et traditions perpétués de génération en génération.
Mais pour cause, car, dit-on, Genève fait l'histoire, non pas les histoires...
Si chaque ville recèle sa part d'ailleurs, son écho du passé, Genève comme les autres dessine à sa manière son propre chemin, à l'abord des grandes voies, là où l'étrange se revisite à chaque ruelle.
Eternelle dame à la croisée de l'histoire, mémoire enfouie des anciennes civilisations, en ses lieux s'attardent les mythes et les croyances de tous les peuples qui l'ont traversée, les confidences chuchotées au sein des confréries secrètes, un peu de cette parole cachée qui se raconte. Tous inscrivent Genève au sein de leur trajet initiatique : mégalithes, sacrifices celtes, religions à mystères, templiers, francs-maçons, alchimistes, astrologues, ésotériques.
Alors il y a la ville, il y a son histoire, il y a ses lieux imprégnés de l'aura du passé et de ses interrogations, et puis il y a le promeneur qui fait prendre corps aux légendes par la magie de son regard, cette histoire que chacun s'invente, en creux de son propre parcours, et qui vient enrichir à son tour la définition même du mot mystère.