Après Le pavillon des douanes, dont J.-M.G. Le Clézio soulignait "la grande maturité d'écriture", Jean Jauniaux porte dans ce deuxième recueil de nouvelles un regard à la fois ému et acéré sur quelques personnages livrés à la nuit des villes. Ces maraudeurs de l'obscur ont suivi des chemins qu'ils n'avaient pas choisis. Ils ont été trahis, abandonnés, laissés pour compte. Comme c'est souvent le cas, la fiction et la réalité se mêlent, se nourrissent l'une l'autre. Rembrandt, le joueur d'orgue de barbarie, Bogdov, le poète russe exilé, Samir et Leila, réfugiés de la première guerre du Liban, Marcellin survivant des tranchées de l'Yser et les autres sont autant de figures meurtries dont le nouvelliste restitue l'humanité avec empathie. Biographie de l'auteur Linguiste et cinéaste de formation, Jean Jauniaux écrit, "du plus loin qu'il s'en souvienne", des nouvelles, des poèmes, des scénarios de documentaires. Dans ses tiroirs traînent des ébauches de pièces de théâtre, des versions multiples de romans et surtout, des nouvelles. Son premier recueil de nouvelles, Le pavillon des douanes (2006), a été salué par la presse écrite et audiovisuelle.