Extrait
GIOTTO DI BONDONE
Le peintre, sculpteur et architecte Giotto Di Bondone était un grand raconteur d'histoires. Il usait d'effets théâtraux et de personnages peints de manière réaliste pour illustrer des récits de la Bible. Il modernisa la technique de la fresque, une forme artistique pourtant connue depuis l'Antiquité, et impressionna les premiers artistes de la Renaissance italienne par sa convaincante représentation de la profondeur de l'espace.
À l'âge de dix ans, Giotto fut envoyé par son père garder les moutons dans les champs. Pour passer le temps, le petit berger ramassa une pierre plate et commença à y dessiner l'un des animaux qu'il gardait. Par le plus grand des hasards, le célèbre peintre Cimabue de Florence vînt à passer par là et demanda à ce garçon talentueux s'il aimerait travailler dans son studio. C'est ainsi que Giotto devint peintre, si l'on en croit la description de Giorgio Vasari, l'un des tout premiers historiens d'art, dans ses écrits sur la vie et l'oeuvre des maîtres de son époque.
Il n'existe aujourd'hui aucune certitude que Giotto fut bien l'élève de Cimabue. Il est probablement vrai, en revanche, qu'il commença très tôt à peindre de nature.
Les peintres médiévaux avaient l'habitude de peindre leurs tableaux religieux d'après des versions standards qu'ils trouvaient dans des ouvrages de références, ou en copiant des travaux antérieurs, mais Giotto se servait des gens qui l'entouraient comme de modèles. Sa Madone Ognissanti représente une mère fière et tendre, tenant son enfant sur ses genoux. Lorsque l'on s'en approche, on peut même distinguer deux de ses dents entre ses lèvres. Ainsi donc, Giotto prêtait des caractéristiques réalistes et des attitudes familières aux héros bibliques de ses fresques.
La technique de la fresque selon Giotto.
Pour les fresques, la peinture est appliquée directement sur un mortier encore frais. Ce mortier est fait de chaux, de sable et de poussière de marbre. Cimabue avait l'habitude de demander à ses assistants d'enduire toute la zone qui pouvait être atteinte depuis l'échafaudage sur lequel il se tenait pour peindre. S'il ne finissait pas de peindre la totalité de la zone qui avait été préparée en une seule journée, il continuait le jour suivant sur le mortier sec, mais la peinture ne prenait pas aussi bien. Giotto, quant à lui, n'enduisait que ce qu'il savait pouvoir peindre en un jour. C'est pourquoi les fresques de Giotto ont survécu à ce jour dans un tel état de conservation.
Le peintre, sculpteur et architecte Giotto Di Bondone était un grand raconteur d'histoires. Il usait d'effets théâtraux et de personnages peints de manière réaliste pour illustrer des récits de la Bible. Il modernisa la technique de la fresque, une forme artistique pourtant connue depuis l'Antiquité, et impressionna les premiers artistes de la Renaissance italienne par sa convaincante représentation de la profondeur de l'espace.
À l'âge de dix ans, Giotto fut envoyé par son père garder les moutons dans les champs. Pour passer le temps, le petit berger ramassa une pierre plate et commença à y dessiner l'un des animaux qu'il gardait. Par le plus grand des hasards, le célèbre peintre Cimabue de Florence vînt à passer par là et demanda à ce garçon talentueux s'il aimerait travailler dans son studio. C'est ainsi que Giotto devint peintre, si l'on en croit la description de Giorgio Vasari, l'un des tout premiers historiens d'art, dans ses écrits sur la vie et l'oeuvre des maîtres de son époque.
Il n'existe aujourd'hui aucune certitude que Giotto fut bien l'élève de Cimabue. Il est probablement vrai, en revanche, qu'il commença très tôt à peindre de nature.
Les peintres médiévaux avaient l'habitude de peindre leurs tableaux religieux d'après des versions standards qu'ils trouvaient dans des ouvrages de références, ou en copiant des travaux antérieurs, mais Giotto se servait des gens qui l'entouraient comme de modèles. Sa Madone Ognissanti représente une mère fière et tendre, tenant son enfant sur ses genoux. Lorsque l'on s'en approche, on peut même distinguer deux de ses dents entre ses lèvres. Ainsi donc, Giotto prêtait des caractéristiques réalistes et des attitudes familières aux héros bibliques de ses fresques.
La technique de la fresque selon Giotto.
Pour les fresques, la peinture est appliquée directement sur un mortier encore frais. Ce mortier est fait de chaux, de sable et de poussière de marbre. Cimabue avait l'habitude de demander à ses assistants d'enduire toute la zone qui pouvait être atteinte depuis l'échafaudage sur lequel il se tenait pour peindre. S'il ne finissait pas de peindre la totalité de la zone qui avait été préparée en une seule journée, il continuait le jour suivant sur le mortier sec, mais la peinture ne prenait pas aussi bien. Giotto, quant à lui, n'enduisait que ce qu'il savait pouvoir peindre en un jour. C'est pourquoi les fresques de Giotto ont survécu à ce jour dans un tel état de conservation.