Le temps du trouble, c’est le passé, la manière que chaque discipline a de l’inventer. Le temps du trouble, c’est aussi le présent, à l’instauration et au service duquel finit tout ce qu’on dit, tout ce qu’on pense. Et c’est le grand mouvement incertain qui va de l’un à l’autre et les remanie tous les deux, présent et passé: c’est le temps de l’après-coup, le créateur d’événements. Le temps du trouble, c’est aussi l’époque actuelle, quand la crise de la conscience européenne annonce aujourd’hui la fin des Lumières. Ce numéro salue ainsi le premier roman français en date, son histoire, les ressorts inconscients de l’amour, et l’héroïne de ce roman, la très troublée princesse de Clèves, dénoncé par les délégués d’une société qui veut en urgence en finir avec le concept même de trouble.