L'auteur met le cap sur Babylone, l'Iran, et Babel. Les sens à l'affût, le narrateur s'en va chercher la beauté, celle que l'on trouve sur les routes qui ne mènent nulle part et traversent tantôt la réalité, tantôt l'imaginaire. Tout est vrai, sur le vif, tout est mensonger, poétique. Précis comme un journal de voyage, ce récit irréel vers Babylone s'enroule sur une écriture ailée, qui virevolte et sait s'attarder sur un regard, une émotion. Lorsqu'il était gamin et qu'il rentrait tard chez lui, Barlen Pyamootoo raconte que son père le grondait : « Quel tour de Babylone as-tu encore fait ? » Honteux, le gamin partait se cacher car « faire le tour de Babylone », à Maurice, signifie vagabonder, dévier de son chemin. Avec ce roman-ci, le petit Pyamootoo devenu écrivain vagabonde toujours, mais du côté de la littérature. --Martine Laval