Dans la rue Katalin, il y avait trois maisons voisines, trois jardins mitoyens, ceux des Biró, des Held et des Elekes, qui formaient un paradis. Les filles Elekes, Iren et Blanka, comme Henriette Held, étaient follement amoureuses de Balínt Biró. Mais tout le monde savait qu'Iren et Balínt s'aimaient, qu'ils étaient faits l'un pour l'autre de toute éternité. Bien sûr, les Held avaient été emmenés, déportés peut-être. Mais Henriette avait trouvé refuge chez ses amis. Un soldat surprend Henriette tandis qu'elle se glisse dans le jardin des Elekes pour assister aux fiançailles d'Iren et de Balínt : il la somme de s'arrêter, il tire... Cette mort signifie la fin du paradis. Traduit du hongrois. Du même auteur : La Porte (prix Femina étranger 2003) ; La Ballade d'Iza.