"J'ai toujours dit que l'art n'est rien s'il est fait sans plaisir... D'accord, où qu'on se tourne, on voit de la souffrance, mais je pense que c'est mon devoir d'artiste, justement, de vaincre la stérilité du désespoir... voir différemment, c'est percevoir, c'est ressentir différemment. Je suis persuadé que la peinture peut changer le monde." David Hockney, c'est une immédiateté surprenante dans le monde sclérosé de l'art, c'est une franchise de ton comme de couleur, c'est de l'humour et une grande dose d'humanité derrière le vernis de la provocation. David Hockney n'est pas un peintre intellectuel, c'est un touche-à-tout : on sait qu'hormis ses peintures, il a fait des décors de théâtre, mais il faut ajouter à sa panoplie le Polaroïd et les photocollages, les "lithographies maison" (au fax), les innovations à la photocopieuse et à l'ordinateur. Créant en toute liberté, en dehors des écoles mais conscient de sa dette à l'égard de Picasso, il devient philosophe puisque, pour lui, créer c'est voir et percevoir, et produire - ou reproduire - s'apparente à une quête, à une remise en question permanente. L'un des artistes les plus aimés de notre époque raconte ici vingt années de création : l'exploration des formes dont il a repoussé les limites, les jeux avec les couleurs vives, la perspective, l'idée de reproduction et la technologie. Rares sont les autobiographies d'artistes à nous montrer aussi précisément comment l'on voit quand on est un maître de l'image. "Une très bonne "entrée" dans l'univers de Hockney proposée par le maître lui-même." "Lorsque l'artiste accepte de se livrer, comme le démontre avec éclat Ma façon de voir, le ton convivial de la conversation permet d'accéder à la réalité la plus concrète de l'oeuvre comme aux idées plus complexes qui la sous-tendent." "Un livre aussi vif que la palette de l'artiste."