Entre 1260 et 1600, en même temps qu'on retrouve le langage de l'Antiquité classique et que s'impose la perspective, la sculpture italienne est le théâtre d'expérimentations radicalement nouvelles: on y parvient à une maîtrise de l'espace et de la figure, à une invention des formes que la peinture ne montrera qu'ultérieurement. D'artisan, le sculpteur devient artiste; et de Nicola Pisano à Brunelleschi, de Donatello à Michel-Ange et à Giambologna, c'est à cette séquence ininterrompue de créateurs géniaux - artistes universels la plupart, du temps - que Roberta J. M. Olson s'intéresse, les situant dans le contexte de cet âge d'or de l'humanisme qui devait profondément modifier le cours de l'histoire du monde occidental.