En 140 recettes Nafissa Nassim et Sylvie Orsoni font le tour d'une cuisine qui, partant d'ingrédients modestes, exprime le sens de l'hospitalité d'un peuple : l'hôte est un envoyé de Dieu avec lequel on se montre généreux et accueillant . Dans la pauvreté, on fait appel à toutes les ressources qu'offrent la Terre, mais aussi l'astuce : valoriser les dons de la nature, exhaler les parfums, jouer sur les couleurs, broder à l'infini sur un thème simple - le riz, par exemple -, faire des variations en jouant sur les disparités régionales. Il n'y a pas de table afghane, parce que la tradition veut que l'on mange assis sur le sol, autour d'une nappe posée sur un tapis. Soupes, légumes en salade ou ragoûts, crêpes farcies, riz palao, feuilles de vigne, viandes grillées ou en boulettes, halva ou bakhlava pour les douceurs, parfums de safran, coriandre ou gingembre, petits gâteaux pour le thé à la cardamome, pain traditionnel , conserves de citrons ou concombres : l'Afghanistan , carrefour au coeur de l'Asie centrale, a assimilé et remodelé les influences culinaires des diverses invasions ou occupations : cuisines de la Méditerranée, cuisine arabe, turque ou même russe.