L’evocation de la figure de Guldentop, fantome qui hantait le domaine familial de Missembourg, permet a Marie Gevers de partir sur les traces de son enfance. Elle nous raconte la vie quotidienne quand elle etait petite fille, mais aussi les legendes, les traditions populaires qui ont contribue a faconner son imaginaire. Guldentop est le recit, capricieux et plein de charme, d’une initiation : celle d’un regard exerce a voir la part mysterieuse des choses.
Marie Gevers a passe toute son enfance dans le domaine familial de Missembourg, ou elle recut cette education mi-francophone mi-flamande dont on retrouve les traces dans son univers romanesque. Entree en litterature avec la poesie, qui la fera remarquer de Verhaeren et d’Elskamp, elle s’adonne au recit a partir de La Comtesse des digues (1931). Comme ses deux chefs-d’œuvre Madame Orpha (1933) et Vie et mort d’un etang (1950) le donnent a voir, ses themes majeurs sont le souvenir et la communion de l’homme avec la nature. En 1938, Marie Gevers fut la premiere femme elue a l’Academie royale de langue et de litterature francaises de Belgique.