Jeudi 22 novembre 2007, l'appel d'un journaliste interrompt les préparatifs de mon départ à Lausanne. "Vous êtes au courant?" De quoi? "Béjart est mort ce matin". Arrêter ma course. Souffler. Répondre aux demandes subites de la presse. Témoigner. Et puis penser, réfléchir à ses dernières volontés. De son vivant, je lui avais dit que j'écrivais un journal dans lequel je relatais son quotidien, sur scène et... en coulisses. Je n'ai rien à cacher, m'avait-t-il répondu. Ce journal est le premier livre de sa deuxième vie, celle durant laquelle vous penserez à lui.