Dès les commencements, Dieu établit un rapport étroit entre l'humain et l'arbre : L'homme et sa femme reçoivent l'ordre de "porter du fruit" (Gn 1,28); Adam est placé au milieu d'un verger dont il est le cultivateur, mais un arbre lui est cependant interdit (Gn 2) . De même, on évoquera plus tard les enfants comme les " fruits du ventre " (Gn 30,2). Cette relation n'est ni une rencontre fortuite ni une simple imagerie poétique. Quel est ce lien qui nous unit aux arbres ? Quel enseignement donnent-ils à l'homme, chargé de les entretenir ? Relisant les premiers chapitres de la Genèse, l'auteur et le lecteur seront amenés à monter dans des arbres ou à en descendre, et à contempler un étonnant fruit, cloué à un arbre, qu'il est bon de manger.