Engagée sur des objectifs sociaux, marquée par des conflits entre syndicats ou en leur sein, "la grève du siècle" a rapidement envahi le terrain politique et ouvert la voie à des réformes du système institutionnel belge.
Mais le fédéralisme, progressivement mis en place, a-t-il permis aussi les réformes de structure économiques voulues par ceux qui en lancèrent l'idée? L'expérience des trente dernières années, qui ont vu de nouveaux groupes émerger et défier le monopole des organisations traditionnelles, indique-t-elle que le conflit "insurrectionnel" de l'hiver 60-61 constitue un réel phénomène de société?