Des tables se mettent en place, les assiettes et les invités s'installent dans une sorte de ballet improvisé et quelque peu bruyant.
Pierre: Quelqu'un pourrait-il me dire ce qu'on attend pour passer à table? Un miracle? Si pour une fois on pouvait manger avant que ça soit froid, ce serait ça le miracle.
A une enceinte qui passe par là.
Ne reste pas plantée! Va appeler les autres.... Mais qu'est-ce que vous attendez toutes et tous pour aller chercher les autres tables? C'est quand même la fête de ma soeur. Ma soeur à moi, mon Adèle. Après cette fête, rien ne sera plus pareil. Comment est-ce que j'ai pu rester si longtemps loin de toi? Une centaine de kilomètres, une petite frontière de rien du tout, mais parfois c'est comme si c'était le bout du monde. On fait sa vie ailleurs et on finit par passer à côté de l'essentiel. Ça y est je suis triste! C'est toujours comme ça: quand j'ai faim, j'ai le moral dans les chaussettes! Viens là que je t'embrasse, ma soeur.
Effusions d'Adèle et Pierre, commentaires attendris de ceux en présence.
Est-ce qu'il était bien utile de vous installer dans un endroit pareil... Enfin je ne dis rien, ce ne sont pas mes affaires; mes affaires, pour l'instant, c'est mon estomac. Et pas de ça avec moi, Alizée, je te connais. Pas de mauvais esprit sur le fait que je ne peux pas tomber d'inanition vu que je suis déjà assis! On voit que vous ne savez pas ce que c'est que de recevoir dans une mai... dans un.... où on vient à peine d'emménager.