Laurel: Il a dit: "Je vais vous demander l'impossible." Je ne l'ai pas cru. Pas au début en tous cas. Il voulait plutôt dire: "Ce sera dur avec moi, vous allez regretter bien souvent de vous être embarqués dans cette aventure."
Hardy: "Vous allez me détester, crier à l'injustice. Après le travail, vous n'aurez qu'une idée: rentrer chez vous vous coucher pour oublier le monstre que je suis."
Laurel: Je peux dire une chose: après le travail, l'idée ne nous est jamais venue d'aller tous les trois prendre un verre.
Hardy: Entre lui et nous, il n'y a jamais eu que du travail. Je ne me souviens pas de lui avoir demandé une seule fois ce qu'il pensait du terrorisme, de la bière non alcoolisée, du destin des petits peuples.
Laurel: Où il avait appris son métier, si une école, un maître, ou un livre avait été important pour lui, un film, un événement. Tout ça a été très...
Hardy: Très...
Laurel: On ne pouvait pas...
Hardy: On ne pouvait pas aimer un homme comme lui.
Laurel: Je ne l'ai jamais touché.
Hardy: Pourquoi l'aurais-tu fait? Ne mentionne pas ce genre de détail.
Laurel: Un détail? Pas du tout. Je ne sais pas si ses mains étaient chaudes ou moites.