Ce livre est une navigation. Une navigation vers le Nord, vers les îles, vers le bout des terres. Le poème traverse la Manche, aborde les falaises anglaises, joue avec Shakespeare, Bunting, MacDiarmid, Mackay Brown, comme s'ils étaient eux-mêmes posés sur la mer, encerclés par la mer. À un moment, l'espace rencontre le temps. On débarque sur une terre nommée Paradis, terre de l'au-delà des terres. Pour changer de monde, il faut changer d'image du Paradis. On ne peut pas supprimer le désir de Paradis. Le poème est l'embarcation la plus sûre, la plus économe pour se lancer dans sa direction.
J. D.