Kizu est le nom que l'on donne au Japon à la blessure, lésion légère ou plaie tranchante. Griffure, fêlure, coupure, il désigne aussi bien un trouble profond de l'âme que la trace d'un canif sur la table, une entaille à la surface d'un fruit. Kizu, c'est ce qui rompt avec le monde d'avant, ce qui, insidieusement, bouleverse la vie d'un homme d'aujourd'hui installé à Tokyo. Glissements, secousses, convulsions souterraines, dans cet archipel soumis à toutes les fissures de l'écorce terrestre, le quotidien se remplit d'inquiétudes. Mais c'est dans la fragilité et dans l'impermanence que se recomposent les vies.