Arthur Schnitzler avait le démon de l'écriture, et la passion de se raconter. En marge de son oeuvre proprement dite, il laisse une masse considérable de textes qui la complètent, la dédoublent, l'accompagnent : une autobiographie inachevée, un Journal, et plusieurs milliers de lettres qui sont, dans le registre de l'écriture privée, comme l'autre face du Journal, où Schnitzler se raconte, se justifie, s'explique, non plus face à lui-même mais face à autrui, à ses amis, à sa famille, aux femmes qu'il a aimées.