Les "récits-souvenirs" qui composent ce volume réalisent l'ambition même de Saba, qui voulait écrire sous cette forme une autobiographie à demi rêvée, ou ce qu'il appelait un "portrait d'inconnu". Un premier groupe de récits est placé sous le signe de Trieste : la ville est le décor ou l'arrière-fond du monde merveilleux que l'auteur s'est obstiné à y voir ; un second groupe est dominé par des figures d'écrivains (Leopardi, d'Annunzio, Svevo), par la passion de la littérature dans ce qu'elle a de quotidien et de fabuleux à la fois.