Paris au printemps, quand les marronniers fleurissent. On a refait les parterres et les gros pigeons paraissent bleus dans le gazon des jardins. Le San Luca est très petit au pied du pont Alexandre III. On ne le voit presque pas, mais pourtant quelques regards se posent sur lui et surtout, dans quelques endroits précis, quelques personnes savent qu'il est là. ( ... ) Il s'est passé beaucoup de choses pendant ces cinq mois. Illusions et réalités. Le grain qu'on sème lève ou meurt. Mais il faut partir, avec toutes ces choses qu'on emmène, partir dans l'inconnu, sans autre but que d'avoir repassé cette frontière. (Extrait)