Tiedemann se limite à quelques problématiques centrales, se gardant bien de poursuivre l'idéal, toujours de mauvais augure, d'une étude exhaustive; néanmoins, en se concentrant de la sorte, il a réussi à mettre en lumière l'unité, la cohérence rigoureuse et la force constitutive de la pensée benjaminienne. Ce travail interdit désormais à quiconque de s'abriter derrière l'argument selon lequel la voie inaugurée par Benjamin relève de l'aperçu ou de la pensée rhapsodique. C'est à cette même intention qu'obéit la grande bibliographie, réunie avec un dévouement philologique infini. Toute recherche scientifique sur Benjamin devra partir, désormais, de cette bibliographie, de même que le travail théorique de Tiedemann sera la base de toute autre étude consacrée à Benjamin.