L’Espagnol serait-il une espèce en voie de disparition? À en croire certains, il n’aurait jamais vraiment existé. D’ailleurs peut-on (doit-on) parler encore d’Espagnol sans commettre un impair? Vaudrait-il mieux parler de Basque, de Catalan, de Galicien, voire d’Andalou en réservant le terme d’Espagnol pour ce qui reste… Sont-ils si différents les uns des autres pour que leurs dissemblances l’emportent sur leurs ressemblances? Jusqu’où va leur air de famille? Répondre n’est pas aisé. Toute tentative de rendre compte de l’Espagnol d’aujourd’hui doit donc prendre en compte la dynamique de l’histoire où les ruptures se font nécessairement à partir d’un socle ancien qui se modifie plus lentement qu’on ne le croit.