Cette correspondance entre Paul Valéry et André Fontainas se compose de 319 missives, dont 214 de Valéry, 104 de Fontainas, et une de Mme Jeannine Valéry. Elle est totalement inédite, exception faite de quatre lettres de Valéry à Fontainas, éditées par Gallimard en 1957 : Paul Valéry, Lettres à quelques-uns. L’échange entre les deux épistoliers est très assidu, surtout jusqu’en 1900. Les missives valéryennes sont beaucoup plus nombreuses, ce qui donne à penser qu’une partie de la correspondance de Fontainas a été égarée par le destinataire. Pendant cette fin de siècle, Paul Valéry poursuit ses études de droit à la faculté de Montpellier. En 1888, il a déjà écrit dix-neuf poèmes et un Conte de nuit. Epris de Théophile Gautier et de Charles Baudelaire, il se réfugie à la bibliothèque Fabre de Montpellier pour dévorer le Dictionnaire d’architecture de Viollet-le-Duc et la Grammaire de l’ornement d’Owen Jones.