La frénésie de classement des enfants bat son plein aujourd'hui. Nous vivons le règne d'une entreprise de catégorisation qui les réduit à une mosaïque de comportements déviants. Leurs symptômes ne seraient plus que troubles déficitaires ou handicaps constitutionnels à rééduquer. L'étiquetage de leurs conduites justifierait toutes les ségrégations. Quels nouveaux visages imaginaires dessine-t-on de l'enfance ? Qu'en est-il des mystifications qui les sous-tendent et à quelles fins ? Quels en sont les effets pour les enfants et leurs parents ? Avec quels outils pourrait-on penser une clinique de l'enfant qui nous démarquerait de cette emprise classificatoire dévastatrice ?