Lorsque Gocéné pose le pied sur le sol de la métropole, trois quarts de siècle après sa première visite, lors de l’Exposition coloniale en 1931, il sait seulement qu’il vient pour honorer un engagement. Et si, à ce moment précis, on lui posait la question de savoir ce qu’il compte faire à Paris, il répondrait qu’il vient chercher un frère kanak dont la trace s’est perdue cent vingt-quatre ans plus tôt, et qu’il compte bien le ramener parmi les siens.