Aboutissement, ou plutôt étape, d'un cycle de journées d'études d'histoire urbaine organisées par l'Université de Saint-Etienne, ce recueil rassemble des contributions de chercheurs intéressés, selon des perspectives variées mais syntones, à la définition du fait urbain à l'époque moderne. Au confluent de l'histoire régionale et de l'histoire nationale, il propose un tableau des influences réciproques entre institutions, société et territoire. Associant des analyses chronologiquement circonscrites à d'autres embrassant un plus long terme, ce florilège, qui cherche à concilier monographie et épistémologie, rend compte d'une réflexion mouvante mais polarisée par quelques grands couples de concepts: réseaux et sociabilités; espaces et populations; richesses et pouvoirs. Le monde foisonnant des villes entre la Renaissance et la Révolution Industrielle ressuscite ici dans sa richesse et sa complexité, et prend sa pleine dimension de matrice de la modernité.