Cela ressemble à une banalité et pourtant, une maison (même une simple cabane) n'est vraiment terminée qu'une fois recouverte d'un toit. Le toit existe, de par le monde, sous mille formes et composé de mille matériaux. Sa signification symbolique, son ancrage régional, sa forme architecturale, sont également multiples. Certes, la construction standardisée impose ses lois sur le marché mondial du pavillon, les entreprises du bâtiment public diffusent le même modèle d'habitat collectif au toit en terrasse et les bidonvilles adoptent, par défaut, la taule ondulée. Pourtant, le toit exprime un état culturel particulier qui mérite toute notre attention. La manière dont il est façonné (de feuillage, de chaume, de tuile ou de zinc) nous introduit au coeur d'une collectivité, de ses us et coutumes. Enfin, avoir un toit reste une revendication pour bien trop de citadins à la dérive dans les villes tentaculaires, alors même qu'il s'agit d'un droit élémentaire...