Détail du livre

Partager la page

VILLES MORTES PRINTEMPS 2016 N 41

Code EAN13: 9782859449605

Auteur : LE PAJOLEC/TILLIER

Éditeur : ED SORBONNE


   Arrêt de commercialisation
Résumé :

Par une extension radicale et spectaculaire de la ruine classique et pittoresque, la ville morte puise aux mythes de l'Atlantide ou de Sodome et Gomorrhe, mais aussi aux découvertes archéologiques de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle (Herculanum ou Pompéi). Du romantisme de Théophile Gautier au symbolisme de Georges Rodenbach, les villes mortes développent tout au long du XIXe siècle un imaginaire et une poétique de l'archéologie- fiction ou de l'inquiétante étrangeté, dont Freud a exploré la signification dans son interprétation de la Gradhiva de Jensen (1903).
Entre refoulement et expression du désir, les villes mortes sont l'envers des mégapoles modernes et le revers de la Grande Ville comme emblème du capitalisme triomphant. Rien d'étonnant, dans cette perspective, que Paris consacrée capitale du XIXe siècle (Walter Benjamin) ait été perçue, dans les gravures et les photographies de ses destructions du printemps 1871, comme une ville morte, comparée par certains contemporains à l'équivalent moderne de Pompéi.
Promise à un avenir de fantôme, la ville morte procède de l'inconscient urbain, dont les guerres, mais aussi les catastrophes du XXe siècle (Berlin, Hiroshima, Tchernobyl...) ont promu un imaginaire de cités désertées et figées, muséifiées et fétichisées, comme l'a esquissé Mike Davis dans son essai (Dead Cities, 2002). Bien plus qu'un simple décor.
  • EAN
    9782859449605
  • Auteur
  • Éditeur
    ED SORBONNE
  • Collection
    SOCIETES & REPR
  • Genre
    Scolaire & Pédagogie - Arts, société & sciences humaines
  • Date de parution
    23/06/2016
  • Support
    Broché
  • Description du format
    Version Papier
  • Poids
    520 g
  • Hauteur
    240 mm
  • Largeur
    170 mm
  • Épaisseur
    20 mm
Aucune actualité liée