A l'heure où il décidait de se consacrer plus particulièrement au roman (En lisant Tourgueniev, Ma maison en Ombrie, Le Silence du jardin, Le Voyage de Felicia, Mourir l'été), le New Yorker lui adressait l'un de ces compliments qui vous collent pour longtemps à la peau, saluant en lui, de façon un peu décalée dans le temps, « le plus grand auteur vivant de nouvelles en langue anglaise ». Dont acte. Un premier volume des récits brefs de Trevor avait paru l'an passé sous le titreMauvaises nouvelles - et regroupait surtout des textes de la veine « triste ». Le présent recueil - sous le titre Très mauvaises nouvelles - fait une large place aux textes les plus « vachards », ou les plus grinçants (qualificatifs euphémiques en l'occurrence). On aura prévenu les âmes sensibles.