Dans un premier volume (Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja), Jean-Louis Maumoury, fin connaisseur de l'âme orientale, avait recensé, pour notre plaisir et notre émerveillement, la meilleure part des histoires du " divin Hodja " en puisant pour l'essentiel dans la tradition turque - et nous en rions encore aujourd'hui jusqu'à tomber à la renverse. Il complète et parachève ce corpus légendaire en s'inspirant, cette fois, des sources indo-persanes.
Ainsi se trouve bouclé, en deux minces recueils rassemblant au total quatre cents histoires, le tour du petit monde de Nasr Eddin, idiot sublime, grand chevaucheur de paradoxes et de non-sens - mais aussi, mais surtout, sage caché qui rit dans sa barbe et nous rappelle qu'il est urgent de retourner au " gai savoir ", si nous ne voulons pas être mangés tout crus par les cagots enturbannés qui veillent à l'ombre des minarets.