Vue par des enfants frappés dans leur innocence, la réalité de la guerre se trouve ici démystifiée jusqu'à l'extrême. Si les hommes, lorsqu'ils en parlent, se souviennent du déroulement général des batailles, de la fraternité des armes ou des camarades tombés au combat, et les femmes des aspects dramatiques tels qu'on a pu les lire dans La guerre n'a pas un visage de femme, les enfants, eux, parlent de l'insupportable choc entre l'innocence et la mort, entre l'insouciance et la guerre, la joie de vivre et l'anéantissement. Récit bouleversant par sa charge de vérité, Derniers témoins change notre regard sur l'histoire, sur le monde, sur la guerre, sur l'enfance et sur la vie.