L'école Ohara, école japonaise d'ikebana est plus que centenaire. De génération en génération, elle évolue et s'adapte aux conditions de vie au Japon. Elle entre dans le XXIe siècle avec la volonté de répondre à un nouvel environnement et un regard en direction de l'Occident.
Les méthodes d'enseignement sont très structurées, avec un langage universel qui permet de l'adapter à toutes sortes de végétaux et de conditions climatiques.
Le Japon a un climat tempéré, où les saisons sont très marquées, sans oublier que son île la plus méridionale Kyushu a un climat subtropical.
L'amour des Japonais pour la nature, où chaque changement de saison apporte des visions différentes, est une réalité encore très forte, malgré le modernisme de ce pays. L'Ikebana, art traditionnel, permet de s'exprimer avec des végétaux, pour recréer la nature, dans une recherche esthétique et raffinée, mettant ainsi cet art au rang d'un art graphique et pictural. La beauté dans la simplicité s'exprime de façon poétique et permet d'y trouver une source d'inspiration sans cesse renouvelée où la personnalité de chacun pourra s'exprimer.
Mais sous une apparente simplicité, cette discipline exige une formation avec un maître qui saura initier l'élève aux différentes techniques, tout en l'aidant à trouver sa personnalité et le faire entrer dans le monde magique des fleurs.
On apprendra à regarder la nature, apprécier les belles lignes, orienter les fleurs dans un mouvement et une position qui les rendent parlantes, «Ikebana, fleur vivante». Cette façon de donner à la fleur coupée son expression la plus pure est un moment privilégié et unique pour son côté éphémère et fragile.
Cette perception du sens des végétaux, de leur disposition dans l'espace n'est pas innée, il faut un apprentissage régulier sur une année d'initiation, où les gestes seront répétés, sans aucune lassitude, car chaque fleur, chaque branche est unique.
Les premiers bouquets de l'école Ohara sont classés sous l'appellation «Hana isho» signifiant dessin de fleurs.
Première étape: Hana isho de base et ensuite variation de Hana isho.
Les bouquets se composent sur un pique-fleurs, c'est le moribana; dans un vase haut, c'est le Heika.
Ils s'inscrivent dans la forme en hauteur: Tateru Katachi; ou dans la forme inclinée: Katamukeru Katachi
Les termes utilisés au Japon pour les éléments de construction du bouquet sont: - SHUSHI pour l'élément principal. Pour simplifier, nous indiquons SHU (sujet); - FUKUSHI pour l'élément secondaire. Pour simplifier, nous indiquons FUKU (second); - KYAKUSHI pour le troisième élément. Pour simplifier, nous indiquons KYAKU (objet).