A partir de l'Afrique, mes écrits tiennent du journal de bord, du carnet de voyage; tantôt très ancrés dans le vif, à la manière d'un reportage, tantôt détachés du monde des causalités et formant des sortes de ready-made poétiques. Vingt ans après mes vingt ans, le Mexique m'a révélé qu'il n'y a pas de prodige sans quotidien; c'est par la porte de "ce qui est" qu'on atteint "ce qui n'est pas". Je me méfie du complexe de "l'albatros" et du génie virtuel; en attendant, je m'enferme dans les rues avec mes semelles de pneu, je troue les murs à l'encre noire. Ivan Alechine