Gidon Kremer est un des grands violonistes de notre époque. Virtuose de la plume comme de l archet, il s adresse dans ces lettres à une jeune pianiste, une certaine Aurélia, une jeune femme talentueuse qu il craint de voir succomber aux attraits du succès. C est avec une sagesse mêlée de tendresse et de générosité qu il lui recommande de « suivre son propre chemin », sans céder à la tentation de « vendre » sa virtuosité. Ces lettres, où se croisent réflexions sur son propre parcours, méditations sur les délires de grandeurs de notre siècle et souvenirs de concerts et de musiciens célèbres, sont à la frontière entre la fiction et le réel; elles prennent par là une véritable portée universelle.