Vaut-il mieux isoler son logement ou isoler Vladimir Poutine ? Ces dernieÌ?res anneÌ?es, la lutte pour le climat eÌ?tait devenue la prioriteÌ? n°1 de la communauteÌ? internationale. Depuis l’agression de l’Ukraine par la Russie, c’est la seÌ?curiteÌ? eÌ?nergeÌ?tique qui est passeÌ?e au premier plan. Les implications geÌ?opolitiques de ce changement sont colossales. Nous vivons depuis la reÌ?volution industrielle dans une eÌ?re ouÌ? les EÌ?tats qui controÌ?lent les ressources eÌ?nergeÌ?tiques disposent d’un puissant levier geÌ?opolitique. Les chocs peÌ?troliers des anneÌ?es 1970 en avaient reÌ?veÌ?leÌ? l’importance. Mais Vladimir Poutine a eÌ?teÌ? plus loin : il a utiliseÌ? l’eÌ?nergie non seulement comme outil politique, mais aussi comme arme de guerre. Pour faire plier l’Occident, il a chercheÌ? aÌ? provoquer le chaos. Ce faisant, il a ruineÌ? pour longtemps la reÌ?putation de son pays comme fournisseur d’eÌ?nergie stable. Les EÌ?tats-Unis, devenus, graÌ?ce au gaz de schiste, le premier exportateur mondial d’eÌ?nergie, sont les grands gagnants de la nouvelle donne. La Chine, importatrice, est deÌ?savantageÌ?e. AÌ? cause des choix deÌ?sastreux de l’Allemagne et de la mauvaise gestion de son nucleÌ?aire par la France, l’Europe, de son coÌ?teÌ?, se trouva fort deÌ?pourvue quand l’hiver fut venu. AÌ? elle d’en tirer, d’urgence, les leçons.