L'appelation «livre pauvre» peut déconcerter. Comment le manuscrit d'un écrivain - poète de préférence - rehaussé par l'intervention originale d'un peintre et réalisé à très peu d'exemplaires pourrait-il être qualifié de «pauvre» ? N'a-t'on pas oeuvré au contraire à la confection d'un livre «riche» ? L'appellation «pauvre» procède de ce paradoxe : parti de très peu (quelques feuilles de papier, voire une seule feuille soumise à divers pliages), le manuscrit, enrichi par le dialogue entre le poète et le peintre, se transforme au final en oeuvre de la plus haute valeur.