Prenons garde à la douceur de Julio Villani. Certes, il est brésilien, il a de l'or, mais c'est l'or de l'incertitude que le poète Pierre Reverdy opposait au plomb des souvenirs. Avec la pluralité des mondes de Julio Vlllani, on ne se baigne jamais deux fois dans la même rivière de Janvier ou le même Rio Sena. Le cours des choses a quitté son lit pour, jeux de mains-jeux de Villani, resurgir comme recours, nouvel examen d'une question litigieuse, des choses. Car Villani prend un malin plaisir à brouiller les pistes. Son art n'est pas l'anti-destin de Malraux mais l'anti-destination; il n'est jamais d'ici. Là où rien n'est à sa place, et les idées toutes faites seront mal gardées...