Extrait
Comment poursuivre une prière commune ?
Cette question se pose souvent après un séjour à Taizé, ou après avoir participé à une rencontre européenne de jeunes. C'est que rien ne porte tant à la communion à Dieu qu'une prière commune méditative, avec le chant qui ne finit point et qui continue dans le silence du coeur quand on se retrouve seul. Ce livret propose une centaine de chants méditatifs, ceux qui sont les plus souvent chantés à Taizé.
Pour célébrer une belle prière commune, il suffit d'être très peu, parfois une petite communauté de deux ou trois jeunes. Cependant, pour pressentir l'universalité de la communion, si ces jeunes rejoignaient au moins une fois par semaine la prière de la communauté locale, la paroisse, là où se rassemblent toutes les générations, des enfants aux personnes âgées...
Arrangement du lieu de prière
Il est préférable, quand cela est possible, de se réunir dans une église, cherchant à lui donner une beauté accueillante. Si ce n'est pas possible, il est important d'arranger harmonieusement le lieu de la prière, avec une croix, une icône ou une bible ouverte, des bougies, des fleurs. Disposer un tapis par terre pour ceux qui aiment prier à genoux, tandis que d'autres préfèrent s'asseoir sur des chaises ou des bancs. Maintenir un éclairage discret, non éblouissant. Dans la prière, c'est le Christ qui est le vis-à-vis : mieux vaut que tous les participants regardent dans la même direction.
Déroulement
Pour entrer dans la prière : un ou deux chants méditatifs puis un psaume. Une ou deux personnes lisent, ou chantent en solo, les versets du psaume. Tous répondent par un alléluia, chanté après chaque verset. Choisir quelques versets, ceux qui sont les plus accessibles. Il n'est pas nécessaire de lire tout le psaume. (Exemples : Psaumes 34/33, 42/41, 62/61, 73/72, 84/83, 98/97, 100/99, 103/102, 121/120, 139/138)
Le chant de la lumière permet d'associer des enfants à la prière. On chante un chant qui célèbre la lumière du Christ. Pendant ce chant, quelques enfants ou, sinon quelques jeunes, s'avancent, une bougie à la main, pour allumer une lampe placée sur un lampadaire. Ce symbole rappelle que, même quand la nuit se fait dense, dans la vie personnelle ou dans la vie de l'humanité, l'amour du Christ est un feu qui ne s'éteint jamais.
Le texte biblique choisi comme lecture du jour devrait être court et compréhensible sans avoir besoin d'être expliqué.
Un chant méditatif introduit ensuite au temps de silence. Ne pas chercher par une méthode à obtenir un silence intérieur à tout prix, en suscitant en soi comme un vide, mais laisser, dans le silence, le Christ prier en soi avec la confiance de l'enfance, et un jour nous découvrons que les profondeurs de la personne humaine sont habitées. Un seul long moment de silence (cinq à dix minutes) est préférable à plusieurs moments courts. Parfois un fond musical méditatif peut aider à couvrir les bruits extérieurs.
Il vaut mieux avoir préparé au début la prière qui suit le silence. Une ou deux personnes expriment alternativement les demandes de la prière, ponctuées par un chant : Kyrie eleison, Gospodi pomilouï, Seigneur aie compassion... Ces demandes peuvent être soit des prières d'intercession soit des paroles d'adoration. Une fois achevées les demandes écrites de la prière d'intercession, il peut être bon d'offrir aux participants la possibilité d'une expression spontanée, pour des prières qui sortent de leur coeur. Veiller à ce qu'elle soient brèves et qu'elles s'adressent à Dieu : elles ne devraient pas se transformer en de longues paroles pour transmettre aux autres ses propres idées. Chacune des prières spontanées est conclue par le chant du Kyrie eleison.
Le Notre Père conclut la prière d'intercession, puis vient éventuellement une prière de conclusion puis quelques chants méditatifs.
Pour que la prière se termine paisiblement, on peut encore écouter une musique méditative, pendant laquelle chacun se retire quand il le souhaite.
Cette question se pose souvent après un séjour à Taizé, ou après avoir participé à une rencontre européenne de jeunes. C'est que rien ne porte tant à la communion à Dieu qu'une prière commune méditative, avec le chant qui ne finit point et qui continue dans le silence du coeur quand on se retrouve seul. Ce livret propose une centaine de chants méditatifs, ceux qui sont les plus souvent chantés à Taizé.
Pour célébrer une belle prière commune, il suffit d'être très peu, parfois une petite communauté de deux ou trois jeunes. Cependant, pour pressentir l'universalité de la communion, si ces jeunes rejoignaient au moins une fois par semaine la prière de la communauté locale, la paroisse, là où se rassemblent toutes les générations, des enfants aux personnes âgées...
Arrangement du lieu de prière
Il est préférable, quand cela est possible, de se réunir dans une église, cherchant à lui donner une beauté accueillante. Si ce n'est pas possible, il est important d'arranger harmonieusement le lieu de la prière, avec une croix, une icône ou une bible ouverte, des bougies, des fleurs. Disposer un tapis par terre pour ceux qui aiment prier à genoux, tandis que d'autres préfèrent s'asseoir sur des chaises ou des bancs. Maintenir un éclairage discret, non éblouissant. Dans la prière, c'est le Christ qui est le vis-à-vis : mieux vaut que tous les participants regardent dans la même direction.
Déroulement
Pour entrer dans la prière : un ou deux chants méditatifs puis un psaume. Une ou deux personnes lisent, ou chantent en solo, les versets du psaume. Tous répondent par un alléluia, chanté après chaque verset. Choisir quelques versets, ceux qui sont les plus accessibles. Il n'est pas nécessaire de lire tout le psaume. (Exemples : Psaumes 34/33, 42/41, 62/61, 73/72, 84/83, 98/97, 100/99, 103/102, 121/120, 139/138)
Le chant de la lumière permet d'associer des enfants à la prière. On chante un chant qui célèbre la lumière du Christ. Pendant ce chant, quelques enfants ou, sinon quelques jeunes, s'avancent, une bougie à la main, pour allumer une lampe placée sur un lampadaire. Ce symbole rappelle que, même quand la nuit se fait dense, dans la vie personnelle ou dans la vie de l'humanité, l'amour du Christ est un feu qui ne s'éteint jamais.
Le texte biblique choisi comme lecture du jour devrait être court et compréhensible sans avoir besoin d'être expliqué.
Un chant méditatif introduit ensuite au temps de silence. Ne pas chercher par une méthode à obtenir un silence intérieur à tout prix, en suscitant en soi comme un vide, mais laisser, dans le silence, le Christ prier en soi avec la confiance de l'enfance, et un jour nous découvrons que les profondeurs de la personne humaine sont habitées. Un seul long moment de silence (cinq à dix minutes) est préférable à plusieurs moments courts. Parfois un fond musical méditatif peut aider à couvrir les bruits extérieurs.
Il vaut mieux avoir préparé au début la prière qui suit le silence. Une ou deux personnes expriment alternativement les demandes de la prière, ponctuées par un chant : Kyrie eleison, Gospodi pomilouï, Seigneur aie compassion... Ces demandes peuvent être soit des prières d'intercession soit des paroles d'adoration. Une fois achevées les demandes écrites de la prière d'intercession, il peut être bon d'offrir aux participants la possibilité d'une expression spontanée, pour des prières qui sortent de leur coeur. Veiller à ce qu'elle soient brèves et qu'elles s'adressent à Dieu : elles ne devraient pas se transformer en de longues paroles pour transmettre aux autres ses propres idées. Chacune des prières spontanées est conclue par le chant du Kyrie eleison.
Le Notre Père conclut la prière d'intercession, puis vient éventuellement une prière de conclusion puis quelques chants méditatifs.
Pour que la prière se termine paisiblement, on peut encore écouter une musique méditative, pendant laquelle chacun se retire quand il le souhaite.