Nous nous connaissions depuis douze ans. Depuis le premier jour, nous nous disions "tu". Claude François, c'était mon frère, mon copain, mon ami. Il savait tout de moi; de lui je n'ignorais rien. Au début de l'année, je lui avais parlé du livre que je voulais consacrer à sa vie. En plaisantant, il m'avait répondu: "Lorsque je serai mort!" Et moi, je lui avais répliqué en riant: "Alors, nous aurons cent ans tous les deux." Tu vois Claude, le livre est fait. Hélas! Et c'est à Claude Junior et à Marc, ses deux fils blonds comme les blés, pour qui leur père était Dieu, que je le dédie. Peut-être, grâce à moi, retrouveront-ils de leur père des souvenirs oubliés. Ce serait ma plus belle récompense. Denis Goise.