Extrait
Avant-propos :
Mémoires vives. C'est donc un terme bien connu des familiers du matériel informatique qui donne son titre à cet ouvrage. Pourtant, il est sans aucun rapport avec l'informatique : les mémoires auxquelles nous songeons concernent notre relation, tout humaine, au passé. Mais il ne s'agit pas non plus d'un livre d'histoire. Nous ne sommes pas historiens et n'avons aucune prétention à le devenir. C'est en tant que sociologue et psychologue que nous souhaitons faire entendre nos voix dans le concert de celles qui, ces derniers mois, se sont exprimées sur des problématiques en rapport avec l'histoire. Pour de bonnes ou de mauvaises raisons, force est de constater que des questions historiques ont envahi l'espace public. Au point que les mémoires sont à vif.
Il ne sera donc pas question de procéder à des analyses historiques pour départager les différentes mémoires, mais plutôt de comprendre pourquoi elles remontent aujourd'hui à la surface. Souvent, avec violence. Très souvent dans la confusion. Avouons-le d'emblée : ces phénomènes témoignent selon nous de l'épuisement d'une certaine vision de la nation. Nous constatons chaque jour que les communautés se servent désormais de leur mémoire pour se structurer ou se renforcer, mais aussi pour obtenir des avantages matériels ou symboliques. Nous voulons donc savoir ce qui a conduit à répandre un tel usage politique du passé. C'est-à-dire comprendre pourquoi le passé est devenu, en France, un objet si intense de convoitise et de compétition.
Mémoires vives. C'est donc un terme bien connu des familiers du matériel informatique qui donne son titre à cet ouvrage. Pourtant, il est sans aucun rapport avec l'informatique : les mémoires auxquelles nous songeons concernent notre relation, tout humaine, au passé. Mais il ne s'agit pas non plus d'un livre d'histoire. Nous ne sommes pas historiens et n'avons aucune prétention à le devenir. C'est en tant que sociologue et psychologue que nous souhaitons faire entendre nos voix dans le concert de celles qui, ces derniers mois, se sont exprimées sur des problématiques en rapport avec l'histoire. Pour de bonnes ou de mauvaises raisons, force est de constater que des questions historiques ont envahi l'espace public. Au point que les mémoires sont à vif.
Il ne sera donc pas question de procéder à des analyses historiques pour départager les différentes mémoires, mais plutôt de comprendre pourquoi elles remontent aujourd'hui à la surface. Souvent, avec violence. Très souvent dans la confusion. Avouons-le d'emblée : ces phénomènes témoignent selon nous de l'épuisement d'une certaine vision de la nation. Nous constatons chaque jour que les communautés se servent désormais de leur mémoire pour se structurer ou se renforcer, mais aussi pour obtenir des avantages matériels ou symboliques. Nous voulons donc savoir ce qui a conduit à répandre un tel usage politique du passé. C'est-à-dire comprendre pourquoi le passé est devenu, en France, un objet si intense de convoitise et de compétition.