Kain mène une vie presque monotone au bled, jusqu'au jour où une vision le trouble et le décide à traverser le détroit en barque pour aller voir la capitale. Il est alors projeté dans un monde souterrain rempli d'indigènes, de sans-papiers et de traqueurs de clandestins. Au moment où Kain commence à s'attacher à son nouveau monde, ce dernier se met à lui échapper peu à peu. La lune disparaît subitement. Trois ombres s'avancent dans la nuit, sur la terre ferme, l'une d'elles crie à pleine gorge : "Bonne chance, Kain !" Une quatrième ombre qui s'agite entre les vagues répond : "Je flotte !" Puis une voix étouffée par les vagues crie encore : "Adieu ! Adieu !" "Quel dieu ? murmure Kain, Allah, Ialdabaôth ou Enki ?" Kain navigue sans relâche ; deux heures durant, il continue sur le même rythme, mais son dos souffre et ses muscles n'obéissent plus comme avant, il jette les rames à l'intérieur de la barque et s'allonge, les yeux fermés, les paroles de l'instituteur résonnent dans ses oreilles : "Il faut suivre le nord, toujours le nord".