John Fowles est né en 1926 à Leigh-on-Sea, dans le sud est de l'Angleterre d'un père marchand de cigares mais friand de philosophie... et d'arbres, qui cultivait pommes et poires, de manière scientifique et froidement passionnée. Mais c'est d'un oncle entomologiste et planteur de thé au Kenya, d'un autre fin pêcheur à la mouche et enfin d'un troisième, l'excentrique de rigueur, amateur de bordeaux, coureur de fond et spécialiste des fourmis, que le jeune garçon acquiert le goût de l'espace et des vrais arbres, ceux qui, au contraire des pommiers paternels, ne sont pas ébarbés, enjolivés, disciplinés par la main de l'homme. Après un séjour dans les Marines un peu avant la fin de la guerre, Fowles entre à Oxford où il apprend le français et l'allemand et où il acquiert une profonde admiration pour la littérature européenne (de la Grèce classique à l'existentialisme - il dit avoir été très influencé par Sartre et Camus), en même temps qu""une sincère croyance en la vertu du doute'. Il enseigne ensuite pendant douze ans. D'abord à l'université de Poitiers, puis dans un pensionnat grec sur l'île de Spetsai (où il rencontre sa femme, Elizabeth Witton, qui a inspiré nombre de se héroïnes) et enfin dans plusieurs écoles londoniennes. L'accueil fait à l'Obsédé en 1963 lui permet de se consacrer définitivement à l'écriture. Et de s'installer à Lyme Regis, dans le Dorset, sur la côte sud de l'Angleterre dans une maison désormais célèbre où il collectionne les vieux livres, les porcelaines et les fossiles. Depuis 1986, John Fowles n'a plus publié de roman. Son dernier ouvrage Wormholes, un recueil d'essais paru en 1998, réunit des textes remontant à 1960. Mais il publiera à l'automne 2003 le premier volume de ses mémoires/journaux intimes.