Le poème opte, ici, pour un patron, une rythmique, un corpus de rimes marqués au sceau d'une homogénéité forte - le sixain, l'impair (principalement des ennéasyllabes), la rime féminine y sont maîtres. Il s'inscrit, délibérément, dans un espace resserré qui, à peine ouvert, semble bientôt devoir se clore sur ses rimes en miroir.
Toutefois, n'évoluerait-il pas plutôt dans quelque entre-deux où, aussi ramassé fût-il sur sa forme, il tendrait à se laisser habiter par des forces qui, en sous-oeuvre, en établiraient, en étaleraient les éclats insolites, les noeuds à vif de contradiction, et, tout autant, les lignes de fuite, les temps faibles, soudainement ralentis par une pensée qui, si vite, s'effiloche...? Existe comme un battement, une «pulsation» intérieurs au poème qui le mène à se tenir, à évoluer ailes? paupières? paumes? successivement déployées puis repliées.