Peter May, avec une maîtrise impressionnante, et sans jamais sombrer dans le pathos ni la noirceur complaisante, met en scène, englués dans leur passé aussi sûrement que les oiseaux pourchassés dans leurs pièges, des personnages complexes, durs à la tâche et à la peine, injustes souvent, cruels et violents parfois, rongés par des fautes anciennes et en quête d'une rédemption à laquelle ils ont cessé de croire. Un roman noir d'une intensité qui ne se relâche jamais, glacé et brûlant à la fois, comme le pays extraordinaire qui lui sert de cadre. Un chef-d'oeuvre assurément. (Roger Martin - L'Humanité du 28 octobre 2010 )