Il n'a rien d'humain. C'est un dieu. Il prend la jeune fille par les épaules. Ses plumes bruissent autour d'elle, mais il a une peau de serpent. Froide, coupante, irisée. Il lève le poignard. Elle n'a pas peur. Elle ne ferme pas les yeux. Après le premier coup porté, elle n'éprouve plus rien. Ni frayeur. Ni tristesse. Après le second, il plonge une main dans sa poitrine d'où il retire un oiseau au plumage bleu-vert le plus éclatant qu'elle ait jamais vu, l'oisillon vient de naître, mais il a toujours existé. Le dieu le laisse prendre son envol. Elle le regarde s'élancer dans l'azur, écoute son chant merveilleux. Il perd quelques plumes vertes qui retombent à ses pieds.